5% des hommes aux USA seraient gay

Set Stephens-Davidovitz est un économiste, ancien salarié de Google. Il a fait le pari d’analyser le big data pour contourner le « biais de désirabilité sociale » qui fausserait les enquêtes sociologiques, partant du fait que l’on ne ment pas à Google pour faire ses recherches. Il en a publié un ouvrage, et plusieurs articles dans la presse, dont un sur la population gay aux USA dans le New-York Times. Il rapporte dans cet article que selon ses analyses du big data, 5% des hommes aux USA seraient de façon « prédominante » attirés par les hommes, mais que seuls 3% seraient sortis du placard, avec le taux le plus bas dans les États les moins tolérants : seuls 1% des hommes du Mississippi par exemple se disent « gay » sur Facebook, contre 3% en Californie, alors que le big data y montre un pourcentage de recherches de films porno gay équivalent.

Cet ordre de grandeur – 5 à 7% de « HSH », hommes ayant des rapports sexuels fréquents avec des hommes – est aujourd’hui généralement admis, avec une population « out » d’environ la moitié, pour les pays de l’OCDE.

Ce sont là des chiffres importants à connaître lorsque l’on commence à travailler à une approche affinitaire vers les publics LGBT. Certes, c’est une clientèle de niche, qui anthropologiquement le restera. Mais avec quelques habitudes de loisirs et de consommation atypiques, qui font que les publics LGBT peuvent représenter jusqu’à un quart de quelques marchés, avec un potentiel de développement très important.

Des pépites à saisir, avant que d’autres ne le fassent avant vous !

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